Les boutiques de Pompéi

Les boutiques de Pompéi

 

 

 

Les fouleries (fullonicae) :

 

Les esclaves des fouleries, foulaient (piétinaient) les linges dans des bassins d'urine (ou de l'eau et du souffre) pour blanchir les étoffes nouvelles ou anciennes. Ensuite ils étendaient le linge pour le faire sécher. Mais l'espérance de vie des esclaves diminuait fortement dans ces conditions de travail.

L'une des fullonicae les mieux conservée est celle de Stéphanus. La fullonica de Stéphanus a été fouillée entre 1912 et 1914 par Vittorio Spinazzola. Le nom du propriétaire est issu des inscriptions électorales de la façade. Il s'agit d'une maison du IIe siècle av. J.-C.. qui a été transformée en fullonica après le séisme de l'an 62. Le décor du IIe style subsiste encore dans le péristyle. Une peinture de la façade sert d'enseigne au commerce. Il s'agit d'une fresque représentant Vénus debout sur une barque tirée par des éléphants et accompagnée d'une inscription vantant la qualité du travail de la fullonica. Un portail en bois fermé de l'extérieur barrait l'entrée. Un moule en a été fait lors des fouilles. Plusieurs squelettes furent découverts derrière cette porte dont un accompagné d'une grosse somme d'argent (1089,5 sesterces). Cette dernière devait être soit la recette du jour soit la fortune de la victime.

 

La boulangerie de Modeste :

 

L'épaisse couche de cendres émise lors de l'éruption de 79 après J.-C. a préservé pendant des siècles, parmi les nombreux témoignages exceptionnellement conservés à Pompéi, une boulangerie complète, avec ses équipements : les meules, constituées de deux éléments en lave volcanique, capable de travailler l'une à l'intérieur de l'autre, les comptoirs pour le pétrissage du pain et le four pour la cuisson.

Le tout est organisé avec efficacité, de façon à coordonner le travail du personnel employé aux différentes tâches avec des critères qui surprennent par leur modernité. Une des meules a été remise en état, grâce à la reconstitution des parties en bois, rendant ainsi possible la démonstration de son fonctionnement qui, autrefois, s'effectuait par la force des bras des esclaves ou, plus souvent par la force des ânes.

On a retrouvé dans le four quatre-vingt-un pains carbonisés, de forme ronde avec des parties relevées, semblables à ceux qui apparaissent dans différentes scènes de la vie quotidienne peintes ou sculptées, offert au public dans des corbeilles ou des rayonnages.

Plusieurs inscriptions nous apprennent que la vente du pain à Pompéi était confiées à des vendeurs ambulants, en plus des boutiques habituelles.

 

Le thermopolium du Laraire :

 

C'était une sorte de petit temple miniature, avec de petites colonnes surmontées de chapiteaux corinthiens, placé dans une petite pièce de dimensions réduite derrière le débit de boissons. À l'intérieur étaient représentées deux divinités protectrices de l'activité commerciale qui se déroulait ici : Mercure, patron des commerces, et Dionysos, dieu du vin. Ce bar ouvert au public était équipé d'un triple comptoir de vente où l'on a même retrouvé la recette de la journée, encore intacte dans la « caisse », constituée d'une jarre encastrée dans un des comptoirs, et se montant à 683 sesterces. L'arrière boutique communiquait avec la maison du propriétaire. Celle-ci était aménagée avec goût, bien que de petites dimensions, avec un triclinium décoré de jolies fresques raffinées.

 

Lupanars : boutiques dédiées à la prostitution.

 

 



20/02/2011
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