Surveillance du Vésuve

La surveillance du Vésuve

 

 

Le Vésuve est le volcan le plus surveillé au monde car il est dangereux. En effet, la plupart de ses éruptions peuvent s'avérer dévastatrices comme on a déjà pu le constater avec les éruptions de l'an 79 et 1631.

Outre sa nature généralement hautement explosif, le volcan a un dynamisme éruptif particulier. Des épisodes éruptifs effusifs ont déjà eut lieu sur l'édifice notamment au XIX ème siècle. Plus la période de repos du volcan est longue, plus la prochaine éruption aura de chance d'être explosive voire même cataclysmale. Au XIX ème siècle le Vésuve était souvent en fièvre et les laves vomies étaient souvent fluides. Aujourd'hui le volcan dort depuis 1944 et nous sommes en 2011. Le magma contenu dans la chambre magmatique a pu gagner en viscosité...

Le Vésuve est donc imprévisible tant dans son cycle éruptif (tantôt très actif, tantôt bercé par des longues périodes de repos) que dans son dynamisme éruptif (un des rares volcans à connaître des éruptions hawaiiennes - calmes - jusqu'à plinienne - dévastatrices comme en 79) 

 

Seulement voila, 1,2 millions de personnes vivent à proximité de l'édifice. Ce dernier a déjà été moult fois meurtrier presque à chaque éruption même dans les périodes d'activité effusive comme en 1861 (une victime) ou 1872 (20 morts). En 1944, alors que le Vésuve était déjà mieux connu des scientifiques, il a quand même causé la mort de 27 personnes.

 

Désormais, les moyens actuels permettent de prévoir une de ses éruptions 25 jours à l'avance. Les villes pourront être évacuées et les populations dispersées dans divers centres, ces derniers éparpillés dans de nombreuses régions italiennes. mais quels sont ces moyens de surveillance ?

 

Sismicité :

 

Lorsqu'une éruption volcanique se prépare, le magma remontant à la surface engendre des secousses qui peuvent être enregistrées par des sismographes. Il est important de suivre la sismicité afin de pouvoir prévoir les éruptions. Il faut au moins trois simographes pour détecter la provenance du magma et sa direction. Actuellement, 10 sismographes veillent en permanence sur les moindres vibrations du Vésuve.

 

Inclinaison :

 

La pression à l'intérieur du Vésuve augmente fortement avant chaque éruption ce qui provoque une déformation de la surface de l'édifice. L'inclinaison de la pente du volcan est donc mesurée en permanence à l'aide d'instruments appelés inclinométres afin de déceler le moindre changement topographique sur le volcan

 

Gravimètre :

 

Pour prévoir les éruptions du Vésuve, il existe un appareil nommé gravimètre. Avant l'activité,  des couches magmatiques de diverses densité se frayent un chemin vers la surface du cratère. Cette différence de densité entraîne un changement au niveau de la pesanteur. Voila en quoi les gravimètres permettent de prévoir une éruption volcanique.

 

Géochimie :

 

Il s'agit de collecter et d'analyser des échantillons liquides fumerolliens dans le cratère et sur les flans. Les résultats peuvent être récapitulés :

L'extension des champs fumerolliens n'a pas changé depuis la dernière éruption. Les températures des fumerolles dans le cratère demeurent constantes (93°C). La composition chimique et isotopique des fumerolles placées sur le cratère n'a pas montré de variations notables comparées aux années précédentes. Les conditions du système hydrothermal volcanique de pression et température, et la composition chimique des gaz n'ont guère montré de changements en comparaison des évaluations des années précédentes.



28/01/2011
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